FAQ du cadastre solaire

Le cadastre solaire est un outil gratuit d'estimation de production photovoltaïque de votre toiture. 

Son objectif est de favoriser les énergies renouvelables sur le territoire du SCoT Haut Cantal Dordogne. 

C'est une initiative du Plan Climat. 

 

Vous trouverez ci-dessous les questions courantes autour du cadastre solaire. 


L’énergie solaire et les panneaux photovoltaïques

 

  1. Pourquoi l’énergie solaire est-elle considérée comme une énergie renouvelable ?
    Une énergie est considérée comme renouvelable lorsqu’elle se base sur un flux qui se renouvelle. C’est le cas de la lumière du soleil que nous n’épuisons pas lorsque nous la captons. Par ailleurs, l’impact environnemental de la production d’un panneau photovoltaïque est rapidement compensé : sur la base de l’ensoleillement français, il faut environ 1 à 1,5 an pour qu’un panneau produise plus d’énergie qu’il n’en a fallu pour sa construction.

  2. En quoi l’énergie solaire répond-t-elle aux enjeux de la transition énergétique ?
    Le photovoltaïque permet de réduire notre dépendance aux énergies fossiles et de limiter les émissions de gaz à effet de serre qui réchauffent l’atmosphère. A noter que les panneaux photovoltaïques sont principalement fabriqués en Chine, mais des fabricants européens et français existent (DualSun, Voltec Solar, Photowatt, l’entreprise Carbon se développe…).
  3. Quelles sont les caractéristiques de l’énergie solaire ?
    En utilisant l’énergie des rayons du soleil, les panneaux photovoltaïques ne produisent que durant le jour. En revanche, ils fonctionnent même en cas de temps nuageux bien qu’ils ne soient pas au maximum de leur potentiel de production. Pour optimiser son autoconsommation il faut donc programmer ses appareils durant les heures d’ensoleillement. En effet, à l’heure actuelle le stockage de l’énergie n’est pas encore très performant.
  4. Quelle est la composition des panneaux ?
    Sur le marché français, la majorité des panneaux solaires utilisent du silicium. Les technologie « couches minces » utilisent du tellure, du cadnium et de l’indium qui sont des métaux critiques. Aucune terre rare n’est utilisée pour fabriquer un panneau solaire.
    Une installation comprend des panneaux photovoltaïques qui captent la lumière, des cellules photovoltaïques qui génèrent un courant électrique continu et un onduleur (ou micro-onduleurs) qui converti le courant en courant alternatif pour qu’il soit utilisable dans une maison. Il y a aussi un système de fixation, un compteur Linky nécessaire pour mesurer l’injection ou la consommation en temps réel, et éventuellement des batteries de stockage (ces dernières n’étant pas écologiques).
  5. Que signifie « Wc » ou « kWc » ?
    Il s’agit des « Watt-crête », c’est-à-dire la puissance maximale d’un panneau dans des conditions idéales (température et ensoleillement). La production d’un panneau photovoltaïque suit généralement une courbe. Le point maximum de cette courbe correspond à sa « crête ». Le « k » de « kWc » représente le kilo, soit : 1 000 Wc = 1kWc.
  6. Comment recycler un panneau photovoltaïque et où ?
    Les fabricants et importateurs de panneaux photovoltaïques et d'onduleurs ont l'obligation règlementaire d'assurer la collecte et le recyclage de leurs équipements. En France, l’organisme Soren a été choisi pour assurer le recyclage des panneaux photovoltaïques. Si vous avez moins de 40 panneaux à recycler, c’est à vous de déposer vos panneaux au point de collecte le plus proche. Sur le territoire, Eco-solaire à Mauriac propose ce service.

 

L’optimisation de mon projet d’installation de panneaux photovoltaïques       

  1. Comment réduire sa consommation énergétique ?
    L’installation de panneaux photovoltaïque ne vous permettra pas de réduire votre consommation énergétique en tant que telle. En effet, votre consommation d’énergie dépend de votre logement et de vos usages. Si vous vous chauffez à l’électricité, il faudra veiller à l’isolation de votre logement, au choix de la température (19°C conseillés pour le salon par l’ADEME) et prendre en compte votre consommation globale d’électricité (four, plaques de cuisson, chauffe-eau…). Ce sont ces éléments qui détermineront le nombre de panneaux photovoltaïques à installer. En définitive, plus votre maison sera isolée, plus vous économiserez d’énergie pour le chauffage, moins vous aurez besoin de panneaux photovoltaïques et plus rapide sera votre retour sur investissement. La sobriété reste le moyen le plus économique en vous évitant des dépenses. De nombreux éco-gestes, faciles à mettre en place, existent (voir par exemple sur le site de l’ADEME).
    Il est également important de profiter des périodes de production de vos panneaux et des heures creuses pour faire tourner vos équipements.

    A noter : l’isolation de votre toiture est importante même si vous utilisez une autre énergie de chauffage. En effet, une toiture bien isolée permettra de limiter les besoins de chauffage et d’éviter les risques de surchauffe des pièces situées sous le toit.
    Cantal Rénov’ Energies peut vous accompagner dans le diagnostic énergétique de votre logement, vous informer d’éventuelles aides et vous apporter un conseil neutre pour le choix de vos solutions. Les permanences Oc’Théa sont aussi des relais sur le territoire.
  2. Comment optimiser son autoconsommation ?
    La sobriété reste le moyen le plus économique car elle évite de consommer de l’énergie et évite donc des dépenses. Par exemple, l’isolation de la toiture permet d’éviter une consommation inutile de l’électricité produite. Pour les besoins restants, plusieurs solutions existent : comme les reports de consommation durant la journée (lancer une machine l’après-midi par exemple) ou encore le stockage de l’électricité dans la batterie d’un véhicule électrique.
  3. Quelle est la différence entre photovoltaïque et photovoltaïque thermique ?
    Le photovoltaïque produit de l’électricité, tandis que le photovoltaïque thermique utilise la chaleur du rayonnement solaire pour chauffer un fluide et de l’eau (pour un chauffe-eau solaire par exemple).
  4. Quelle est la différence entre autoconsommation et revente totale ?
    En autoconsommation, vous utilisez l’électricité produite pour vos propres besoins. En revente totale, vous vendez la totalité de l’électricité que vous produisez. En 2025, les prix de revente ont beaucoup baissés, rendant ce scénario peu avantageux. A noter, qu’en général les installations permettent de faire de l’autoconsommation avec une revente du surplus non consommé.
  5. Comment identifier une situation de démarchage ?
    Une offre trop alléchante,  sans devis détaillé ou sans étude technique, une pression pour signer vite, sont autant de signes indiquant une situation de démarchage. Avant de vous lancer, vous pouvez vérifier si l’offre du prestataire est proche de celle estimée par le cadastre solaire, par exemple en termes de superficie de panneaux photovoltaïques proposée. De manière générale, demandez plusieurs devis pour comparer les offres et vérifiez si des avis clients sont disponibles. La liste des professionnels RGE est à demander auprès de Cantal Rénov’Energie. En cas de doute, rapprochez-vous d’une association de consommateurs.
  6. Combien d’espace faut-il pour installer des panneaux ?
    Il faut compter environ 6 à 8 m² par kWc installé. Une installation standard de 3 kWc fait environ 20m² de toiture, ce qui représente 8 panneaux.
  7. Existe-t-il des aides pour l’installation de panneaux photovoltaïques ?
    Cela dépend de votre profil et de votre projet. De manière générale, pour pouvoir bénéficier d’aide, il faut passer par un installateur certifié RGE. En septembre 2025, voici les aides identifiées :

    o   Pour les particuliers : la prime à l’autoconsommation, sous conditions, aide aux investissements pour la pose de panneaux photovoltaïques. La TVA réduite est aussi un avantage mais sous conditions (voir cet article de Que Choisir). Par ailleurs, il existe aussi des aides pour la rénovation énergétique de votre bien via les aides de l’Anah. Pour cela contactez Cantal Rénov’ Energie. En fonction de votre profil, ils pourront vous renvoyer vers votre opérateur local (Oc’Théa en 2025).

    o   Pour les entreprises : la prime à l’autoconsommation existe aussi pour les entreprises. La Région Auvergne-Rhône Alpes finance des projets de désamiantage de toiture en cas d'installation photovoltaïque (https://www.auvergnerhonealpes.fr/aides/financer-des-projets-de-desamiantage-de-toiture-en-cas-dinstallation-photovoltaique).
    En parallèle, le Contrat de Chaleur Renouvelable vous aide notamment pour le solaire thermique (aide également ouverte aux associations). Contactez Energies 15 pour parler de votre projet.

    o   Pour les collectivités : le Contrat de Chaleur Renouvelable vous aide notamment pour le solaire thermique. Contactez Energies 15 pour parler de votre projet. En parallèle, la chargée de mission Plan Climat du SCoT pourra vous présenter l’ensemble des actions liées aux énergies qui pourraient vous concerner.

  8. Quelles précautions pour une toiture en lauze ?
    Les toitures en lauze, ainsi que celles en zinc, shingle, les tuiles en goudron ou le chaume (et toutes les toitures végétalisées en général) peuvent pâtir de la pause de panneaux photovoltaïques et même perdre en étanchéité.
  9. Faut-il un permis pour installer des panneaux ?
    En général, une déclaration préalable de travaux suffit. En copropriété ou zone protégée, des autorisations spécifiques peuvent être nécessaires. Rapprochez-vous du service instructeur de la DDT du Cantal.
  10. Quelles sont les règles architecturales à respecter pour l’installation de panneaux photovoltaïques ?
    La disposition de vos panneaux doit respecter les bonnes pratiques esthétiques. Il est à privilégier une pose harmonieuse, d’une seule ligne, en bas de toiture. Ainsi, sont à éviter les poses en milieu de toiture, ou en escaliers (sur plusieurs niveaux de la toiture) ou les poses aléatoires. Vous pouvez vérifier si votre PLUi donne des indications.
  11. Les pompiers interviennent-ils lors d’un incendie s’il y a des panneaux photovoltaïques sur un toit ?
    Oui ! D’une part, les pompiers ont obligation d’intervenir pour tout incendie. D’autre part, ils sont formés aux situations incluant des panneaux photovoltaïques, que l’incendie soit d’origine interne ou externe à l’habitation.

 

L’utilisation et la réalisation du cadastre solaire

  1.  Comment utiliser le cadastre solaire ?
    Un tutoriel vous est proposé dans l'interface.
    Le cadastre solaire est un outil gratuit mise à disposition de tout acteur. Il constitue un premier niveau d’information sur le potentiel de production photovoltaïque de votre toiture. Pour cela, l’outil utilise les données géographiques et météorologiques, l’orientation du toit, la pente, l’ombrage et l’ensoleillement pour calculer la production possible. Prenez contact avec Cantal Rénov’ Energie pour avoir la liste des artisans RGE du Cantal. Ces derniers pourront affiner votre projet d’installation solaire.
  2. Le cadastre solaire inclus-t-il l’ombre des reliefs et de la végétation ?
    Oui. Les rayonnements solaires reçus par les toitures sont calculés en tenant compte des ombrages créés par l’environnement autour des bâtiments.

    · Les ombrages proches (provoqués par les bâtiments voisins, la végétation ou de petits reliefs) sont déterminés à partir des données altimétriques : pour chaque point de la toiture et chaque direction, le modèle compare la position du soleil avec la hauteur des obstacles environnants. Cela permet d’identifier les moments de l’année où le soleil est masqué. Dans ces cas, le rayonnement direct n’est pas pris en compte.

    · Les ombrages lointains, dus au relief du terrain (collines, montagnes, etc.), sont déjà intégrés dans le modèle météorologique utilisé.

    Ainsi, qu’il s’agisse d’un arbre, d’un bâtiment ou d’une colline, tout obstacle peut réduire la production solaire. L’ensoleillement disponible et les pertes dues aux ombrages sont calculés pour chaque pan de toit et pour chaque point de la toiture.

  3. Quels zonages sont concernés par le cadastre solaire ?
    Le cadastre solaire s’applique aux toitures et aux zones urbanisées : quartiers, zones d’activités, parkings, mais exclue les champs.
  4. Comment sont choisis les catégories « excellent », « modéré », « médiocre » ?
    Le cadastre solaire se base sur le taux d’ensoleillement moyen. Le Cantal bénéficie d’un bon ensoleillement.
  5. Comment est calculé la rentabilité économique d’une installation solaire ?
    Le calcul prend en compte les tarifs d’obligation d’achat de l’électricité, les coûts de raccordement… L’outil simule un devis personnalisé sur la base de l’installation souhaitée, en fonction de la taille de l’installation, et de l’optimum économique atteignable. Le tarif d’achat par EDF Obligation d’Achat (EDF OA) est mis à jour au gré des arrêtés tarifaires, et le coût des installations reflète les évolutions du marché.
  6. Votre bâtiment n’est pas présent sur la carte ou l’adresse postale est erronée ?
    Le cadastre solaire est actualisé annuellement. Il se peut donc que des constructions neuves n’apparaissent pas encore. Pour les adresses, elles doivent être renseignées dans la Base d’Adresse Nationale (BAN). Rapprochez-vous de votre Mairie pour vous assurer que c’est bien le cas.   

 

Pour en savoir plus

  • La plateforme www.photovoltaique.info est une référence pour l’information sur l’énergie solaire ;
  • Cantal Rénov’ Energie vous offre un conseil neutre sur tous vos projets en énergies renouvelables et plus globalement sur la rénovation thermique de votre logement avec des informations techniques et financières (renovenergie@cantal.fr  - tél : 04 71 46 49 00) ;
  • Le SCoT Haut Cantal Dordogne est à votre écoute pour vous informer des politiques territoriales autour de la transition énergétique et écologique (contact@scot-hcd.fr ou sur le site internet du SCoT).